Uropi Nove 21* Uropi Nove 21* Uropi Nove 21*

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Provòrd de diu - Proverb of the day - Proverbe du jour

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Un kon u drev od ji frute

On connait l’arbre à ses fruits                            Den Baum erkennt man an seinen Früchten

A tree is known by its fruit                De tal árvore, tal fruto

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fafil

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Uropi se u truvizi linga

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Un od de kritike deten ekvos a Uropi se te de bazi rodivorde se unisilabi. Ba uve li slimid id li lezid a lero, un alten prodèl unisilabis se te lu pomòz struo koseten vorde we s'ne anmezim longi, wim po samp in Hungari szállítmányozási (transporti) o Üzemanyagtöltö állomás (benzinia), o in Esperanto malantaŭeniri (ito ru).

Uzo koseten vorde priʒe te inlesten o artimaken vorde det Uropi maj truvizi. U koseten vord se truvizi par un moz dissigo (da se rekono id apcizo) anmidim ji elemente, wa pomòz no incepo de sinad de koseten vordi od de sin ji elementis.

Po samp Franci inlèst de vord collaborer od Latini collaborare, id un zav ne bun wa je sin for avo leren de vord. Gonim, de Doski vord mitarbeiten se truvizi: un zav be pri viz te je sin "varko (arbeiten) ki (mit)", sim kovarko. Un moz dezo te de Franci vord se mij-truvizi par "collaborer" det France meno ov labeur, laboratoire (labòr, laboria), i.s.p…, wa s'ne de kaz po répondre (ruvoko) we se perfetim antruvizi: je sin ne "pondre" (= davo ove) revos (= ré-).

Tale (Indo-)Europan lingas, be inìz, struì li koplizen id apstrati vokabular kosetan slimi id konkreti elemente. Po samp de Latini vord collaborare vid struen ki cum = ki id laborare = varko, somim po de Greci vord συνεργάζομαι od συν = ki id εργάζομαι = varko, od έργο(ν) = vark. Nu moz findo de som struad in Nizilandi meewerken, Swedi medverka (ki + varko), Rusi сотрудничать [sotrudnitcat'] (so = ki, trud = vark), in Kroati surađivati (su = ki, raditi = varko), in Latvi sadarboties (sa = ki, darboties = varko), i.s.p… id in Uropi kovarko.

De prodèl truvizidi se verim magi: je pomòz no incepo, o bemìn gedo, suntade vordis for avo leren la.

Nemem du sampe:

Incepo.
Ka ste je in komùn intra Franci comprendre, concevoir id Doski begreifen, Niz. begrijpen, Rus. понимать [ponimat'], Gr καταλαβαίνω [katalavainô], i.s.p…? Be pri viz, nit, id pur… In tale di vorde un find de idea nemo, cepo (in Franci comprendre, je ste prendre = nemo, in concevoir, je ste -cevoir od Latini capio = nemo, cepo (> concipio = kocepo, incepo). Di se os de sin Doski greifen, Niz. grijpen, Gr lamvanô/-lavainô id de Rusi rodi -(n)imat', wen un find os in [prinimat'] = procepo. Incepo se ʒe sim u mod nemo, cepo pa ment. Odaltia, dez ne France "Tu saisis ?" = Cep tu ? po Incèp tu ? id Englane to grasp po cepo id incepo ?

Ba de kovigad intra da vorde stop zi; is comprendre sin "nemo ki", de vari prefikse "be", "po", "kata" sin newim "ki", "ko-". In Uropi incepo ven od cepo (od Latini capio, -cipio = nemo, cepo), ki de prefìks in- we sin "muvad do inia" id os de "ini muvade" menis, feladis (po samp: muvo dav inmuvo da se "muvo inia" ment o karʒ). Sim Incepo se ʒe mol truvizi.

Ruvoko.
Zi nu doʒ kofaso u gren varid: It. rispondere, Esp. contestar, Eng. answer, Do. antworten, Niz. antwoorden, Swe. svara, Rus. ответить [otvietit'], Ser, Kro odgovoriti, Lit atsakyti, i.s.p…

De Doski id Nizilandi vorde se mij-truvizi: un incèp te je del ov vorde, voke: Wort/woord. In Uropi, ruvoko ven od voko + prefìks ru- we se somi a de Franci id Itali prefikse ré-/ri- in répondre, rispondere. Voko se somi a de Doski id Nizilandi vorde: Wort/woord (= vok). Pur, ruvoko se jok maj neri a de Kroati, Serbi id Lituvi vorde we av de som struad: od- (= od) + govoriti = voko (sim odgovoriti = literim "odvoko"), o at + sakyti = dezo.

In Romaniki lingas un moz findo eki kaze truvizidi o mij-truvizidi wan klarsini Latini prefikse wim pré-, trans-, ex- (= for-, tra-, us-) vid ajuten a slimi verbe. Po samp Franci prévoir (for + vizo), prédire (for + dezo), transporter (pero tra = transporto), exporter (pero us = usporto), repousser = (ru + proso). Wajim da sampe se ʒe poj numari, id un analizad in prefìks - rod - sufìks dut na molvos nekia.

Franci Converser (kovoko) sin ne "lijo" (verser) "ki", traverser sin ne "lijo tra", id de vord transparent som (= truvizi) se dal od so truvizi par je av nun kovìg ki parent (= kogèn o genor), pur je st' u kovìg ki paraître = semo. In Engli transparent se talim ne truvizi, gonim a ji Englisaksan eglivàlt see-through we sin literim "viz-tru", sim 100% tru-vizi.

Altenzatim in Greci, Latini id in Germani id Slavi lingas, un ve findo de grenes numar truvizi vordis.

Po samp in Doski: mitschuldig "kulpi ki" = kokulpi, Mitesser "jedor ki" = kojedor, Mitgefühl "felad ki" = kofelad, in Rusi выболтать   [vyboltat'] "blato us" =  usblato, Tceki vysvětlit, Pol. wyjasniać "us + klaro" = usklaro, Rusi водопад [vodopad], Kro. vodopad, Tce. vodopád, Eng. waterfall, Do. Wasserfall "vod + fal" = vodifàl, Greci πολύτιμος [polytimos] "mol + priz" = prizic, αποκεφαλίζω  [apokephalizô] "ap + keb" =  abkebo, απεργία [apergia] "ap + vark" = straik.

Uropi av ʒe sforen uzo de grenes numar truvizi vordis, kalkiran os molvos te mozli vordistruade esistan ʒa in de vari Europan lingas.

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bluisel

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L'Uropi est une langue transparente

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Une des critiques formulées parfois à l'encontre de l'Uropi est que les mots-racines de base sont des monosyllabes. Mais outre leur simplicité et leur facilité d'apprentissage, l'avantage des monosyllabes est qu'il permettent de former des mots composés qui ne sont pas d'une longueur démesurée, comme par exemple en hongrois: szállítmányozási (de transport: Ur. transporti) ou Üzemanyagtöltö állomás (station service: Ur benzinia), ou en espéranto malantaŭeniri (retourner: Ur ito ru).

Utiliser des mots composés plutôt que des mots empruntés ou fabriqués de toutes pièces permet une plus grande transparence. Un terme transparent est un mot composé dont on peut distinguer (reconnaître et séparer) immédiatement les élements, ce qui nous permet de comprendre la signification du terme composé à partir du sens des éléments.


Par exemple, le français emprunte le mot collaborer au latin collaborare, et on ne sait pas très bien ce que cela veut dire avant d'avoir appris le mot, alors que l'allemand mitarbeiten est transparent: on sait au premier coup d'oeil que ça signifie "travailler (arbeiten) avec (mit)", donc collaborer. On peut dire que le mot français est semi-transparent, dans la mesure où collaborer fait penser à labeur, laboratoire, etc…, mais en revanche répondre est parfaitement opaque: ça ne veut pas dire "pondre à nouveau"


Toutes les langues (indo-)européennes ont au départ formé leur vocabulaire complexe et abstrait en combinant des éléments simples et concrets. Par exemple, le latin collaborare est formé de cum = avec et de laborare = travailler; il en est de même pour le grec συνεργάζομαι de συν = avec et εργάζομαι = travailler, de έργο(ν) = travail. Nous retrouvons la même construction dans le néerlandais meewerken, le suédois medverka (avec + travailler), le russe сотрудничать [sotroudnitchat'] (so = avec, troud = travail), en croate surađivati (su = avec, raditi = travailler), en letton sadarboties (sa = avec, darboties = travailler), etc… = Ur kovarko (avec + travailler).


L'avantage de la transparence est énorme: elle permet de comprendre, ou tout au moins de deviner, des centaines de mots avant de les avoir appris.


Prenons deux exemples:


Comprendre.

Qu'y a-t-il de commun entre comprendre, concevoir et l'allemand begreifen, néer begrijpen, rus понимать [ponimat'], gr καταλαβαίνω [katalavainô], etc…? A priori, rien, et pourtant … Dans tous ces mots on retrouve l'idée de prendre, de saisir (dans concevoir, il y a -cevoir/-ception du latin capio = prendre, saisir > concipio = concevoir, comprendre). Tel est le sens de al. greifen, néer grijpen, gr lamvanô/-lavainô et de la racine russe -(n)imat', que l'on retrouve également dans [prinimat'] = accueillir, recevoir. Comprendre est donc bien une façon de prendre, de saisir par la pensée. D'ailleurs ne dit-on pas "Tu saisis ?", de même qu'en anglais to grasp signifie saisir et comprendre ?

Mais la convergence s'arrête là; si comprendre, c'est "prendre avec", les préfixes "be", "po", "kata" ne signifient nullement avec ("con-"). En Uropi, comprendre se dit incepo, de cepo = saisir (< lat capio, -cipio), avec le préfixe in- qui indique les mouvements vers l'intérieur et également les mouvements "intérieurs" de la pensée, des sentiments (par exemple muvo = mouvoir > inmuvo = émouvoir "mouvoir intérieurement"). Incepo "saisir intérieurement", saisir par la pensée est donc d'une grande transparence.

Répondre.

Nous sommes là confrontés à une grande disparité: it rispondere, esp contestar (ambigu: contester?), ang answer, al antworten, néer antwoorden, sué svara, rus ответить [otvietit'], ser, cro odgovoriti, lit atsakyti, etc…
L'allemand et le néerlandais sont semi-transparents: on comprend qu'il s'agit de mots, de paroles: Wort/woord. En Uropi, répondre se dit ruvoko, de voko = parler, + en retour (ru-), où l'on retrouve à la fois les préfixes ré-/ri- de répondre, rispondere (= ru-) et les mots Wort/woord (parole), mais qui est plus proche encore des mots croate, serbe et lituanien: od- (= de, provenance) + govoriti = parler, ou at + sakyti = dire.

Nous pouvons rencontrer dans les langues romanes certains cas de transparence ou de semi-transparence lorsque des préfixes latins au sens clair (p.ex: pré-, trans-, ex-) sont ajoutés à des verbes simples, per ex. prévoir (voir avant), prédire (dire avant), transporter (porter à travers), exporter (porter au dehors), repousser = faire reculer en poussant. Malheureusement ces exemples sont bien trop peu nombreux, et l'analyse en préfixe - racine - suffixe ne mène souvent à rien.


Converser ne veut pas dire verser avec, prétendre, tendre avant et le mot transparent lui-même est loin de l'être dans la mesure où il n'a aucun rapport avec parer ou parent (mais avec paraître, bien entendu). En anglais, transparent ne l'est plus du tout, alors que son équivalent saxon see-through "voir à travers" l'est à 100%


En revanche, c'est en grec, en latin, dans les langues germaniques ou slaves que nous trouvons le maximum de transparence.


Par ex: en allemand: mitschuldig "coupable avec" = complice (= Ur kokulpi), Mitesser "mangeur avec" = convive* (= Ur. kojedor), Mitgefühl "sentiment avec" = sympathie, compassion (= Ur kofelad), en russe выболтать [vyboltat'] "bavarder au dehors" = divulguer (= Ur usblato), tchèque vysvětlit, pol wyjasniać "ex-claircir" = expliquer (= Ur usklaro), rus водопад [vodopad], cro vodopad, tch vodopád, ang waterfall, al Wasserfall "chute d'eau" = cascade (Ur. vodifàl), grec πολύτιμος [polytimos] "beaucoup + prix" = précieux, αποκεφαλίζω  [apokephalizô] "apo- indique la séparation + tête" = décapiter (= Ur abkebo), απεργία [apergia] "apo + travail" = grève, etc…


L'Uropi s'efforce donc d'utiliser le plus grand nombre possible de termes transparents, en calquant le plus souvent des constructions de mots existant déjà dans les différentes langues européennes.


* Qui ne signifie pas "vivre avec".

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taver

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Uropi is a transparent language 

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One of the criticisms which has sometimes been made about Uropi is that its basic root-words are monosyllables. But, beyond the fact that they are simple and easy to learn, one advantage of monosyllables is that they enable you to build compounds which are not excessively long, like those you can find in Hungarian, for instance: szállítmányozási (transport- = Ur. transporti) or Üzemanyagtöltö állomás (petrol station = Ur benzinia), or in Esperanto malantaŭeniri (to go back = Ur ito ru).

Using compounds rather than borrowed or fabricated words makes Uropi more transparent. A compound is transparent when you can distinguish (that is recognize and separate) its elements immediately, which enables you to understand the compound thanks to the meaning of its elements.


For example French collaborer is borrowed from Latin collaborare, and you don't know what it means before you have learned the word, whereas German mitarbeiten is transparent: you know at first sight that it means "to work (arbeiten) with (mit)", and thus collaborate. The French word can be regarded as half-transparent, because collaborer make French people think of labeur, laboratoire (labour, laboratory), etc…, but this is not the case for répondre (to answer) which is perfectly opaque: it doesn't mean "pondre" (= to lay eggs) again (ré-).


All (Indo-)European languages initially built their complex and abstract vocabulary by combining simple and concrete elements. For instance the Latin word collaborare was built with cum = with and laborare = to work; and it is the same for Greek συνεργάζομαι from συν = with and εργάζομαι = to work, from έργο(ν) = work. The same compounds can be found in Dutch meewerken, Swedish medverka (with + work), Russian сотрудничать [sotrudnichat'] (so = with, trud = work), in Croatian surađivati (su = with, raditi = work), in Latvian sadarboties (sa = with, darboties = to work), etc… = Ur kovarko (with + to work).


The advantages of transparency are considerable: it enables us to understand, or at least to guess the meaning of hundreds of words before we have learned them.


Let us take two examples:


To understand

What does French comprendre, concevoir have in common with German begreifen, Dutch begrijpen, Russian понимать [ponimat'], Greek καταλαβαίνω [katalavainô], etc…? Nothing at first sight, and yet … In all those words you can find the same idea of taking, seizing: in the French comprendre, there is prendre (to take), in concevoir, there is -cevoir from Latin capio = to take, to seize (> concipio = conceive, understand). This is also the meaning of Ger. greifen, Dutch grijpen, Gr. lamvanô/-lavainô and of the Russian root -(n)imat', which can also be found in [prinimat'] = to welcome. To understand is thus, in a way, to take, to seize mentally. Indeed, don't French people say "Tu saisis ?" (Do you seize ?) meaning Do you understand ?, and doesn't the English word grasp mean both to seize and to understand ?

However the similitude doesn't go much further than this: if comprendre means "to take with", the other prefixes "be", "po", "kata" have nothing to do with "con-" or with. In Uropi, to understand is incepo, from cepo = to seize (from Lat capio, -cipio), combined with the prefix in- which indicates a movement inwards and also the "inner movements" of thoughts and feelings (for example muvo = to move > inmuvo = to move (emotionally). Incepo "to seize innerly", to grasp mentally, is thus a very transparent word.


To answer

Here we are facing a great diversity of words: It. rispondere, Fr. répondre, Sp. contestar (which is ambiguous: to contest ?), Ger. antworten, Dutch antwoorden, Swe. svara, Rus. ответить [otvyetit'], Ser, Cro odgovoriti, Lit atsakyti, etc…

The German and Dutch words are half-transparent: because we understand that it is a question of words: Wort/woord. In Uropi, to answer is ruvoko, from voko = to speak, + (ru-) = back (literally to speak back). Ru- corresponds to the French and Italian prefixes ré-/ri- in répondre, rispondere; "voko" also corresponds to Wort/woord (words), but ruvoko is much closer still to the Croatian, Serbian and Lithuanian terms which are built similarly: od- = from + govoriti = to speak, or at + sakyti = to say.


In Romance languages, we can find a few transparent or half-transparent compounds, especially when Latin prefixes with a clear meaning like pre-, trans-, ex- are added to simple verbs, for ex. the French prévoir (pre + see = foresee), prédire (pre + tell = foretell), transporter (across + carry = transport), exporter (out + carry = export), repousser = (back + push = repell). Unfortunately such examples are far too few and analysing compounds in prefix - root - suffix often gets us nowhere.


The French Converser (to have a conversation) doesn't mean verser (to pour) with (con-), traverser (to cross) doesn't mean "to pour across" 
and the word  transparent itself is far from being transparent as it has nothing to do with "parent" (or relative). In English, transparent is not either, contrary to its Anglo-Saxon equivalent: see-through.

On the other hand, it is in Greek, Latin, in Germanic and Slavic languages where we find the greatest number of transparent words.


For ex: in German: mitschuldig "guilty with" = accomplice (= Ur kokulpi), Mitesser "eater with" = person with whom we share a meal (= Ur. kojedor), Mitgefühl "feeling with" = sympathy (= Ur kofelad), in Russian выболтать [vyboltat'] "chatter out" = divulge, disclose (= Ur usblato), Czech vysvětlit, Polish wyjasniać "out + clear" = explain (= Ur usklaro), Rus. водопад [vodopad], Cro. vodopad, Czech vodopád, Ger. Wasserfall = waterfall (= Ur. vodifàl), Greek πολύτιμος [polytimos] "much + price" = precious, αποκεφαλίζω  [apokephalizô] "apo- = off + head" = to behead (= Ur abkebo), απεργία [apergia] "off + work" = strike, etc…


Thus Uropi tries to use as many transparent words as possible; those are most of the time loan translations of compounds already existing in the various European languages.