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* Uropi Nove 99 * Uropi Nove 99* Uropi Nove 99 *

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Monti P

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Brexit

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Wendia 24i Ʒun.

I fel ma pej, wim is un avev daven mo u plag su keb: Brexit se po ma wim u personi traitad.

I sì 16 jare wan, ki u fram, i setì pode po de pri vos su de Engli bod id inliamì ki de Britan ʒivimod, de hase, de Engli gardine, de muzik, de stil, de liente we sì sa neti ki na. Nu vaizì autohaltim, sopan in junadi hostias wo nu kogonì june od tale nasionide, tra de sudi regione: Kent, Sussex, Brighton, Shoreham, wo i vidì maj posen procepen pa de famìl B. jaki soma. Id pos, London, St James's Park, Carnaby Street, Tottenham Court Road… id tal de rest, bun konen pa turiste. Pardà i becizì studo Engli be universitad. Britane semì mo mol maj bundavi id humani te France; wim u man intravoken novem be televìz dezì: "In da dias, de vord "selfish" (siavic) sì u grob vord; num tale liente av viden siavic id find ja normal".

I rumèn os mi vaiz a Skotia be Paska: je sì stragim frij, ki snev we avì stajen in kule, id i doʒì so mol poceri su de strit bori radite, po ne uvefaro ovine renan zi id za lifrim. I farì alòng rade beren pa rododendrone os hol te dreve, pos alòng de Loch Ness, spekan atensim po dissigo Nessie, de monstor, tramìd de strani cade wen nolbe projetì su de vode. I sopì ner Inverness in u B&B, in u hol seni has ki gible we semì hanten. De host servì no tej ki enormi porsione peki, retalan no horòri storije ov de monstor, we sì naturim "veri", "ʒiven" storije. Un alten dia u seni Skot dezì mo: "Wan i sì soldàt in Francia in de wer, i avì u Franci nuva; i lasì ca su de kaj wan nu inbarkì… Is vu ve faro tra Calais, vol vu glado su de kaj is ce se jok za, vartan ma ?…" Britan humòr.

I rumèn os verna in Cambridge, de krokùse, de ʒonkile be pod de neogotiki struenis de kolegius "Steli trise in de fric graz…", de lare studanis, de barke su riv Cam, de kor bobis od King's College in de kapèl… Pos, tra 12 jare, i organizì intrametade ki studane od mi licea id u "college" in Sussex, wo i akonì mi seni fram David.

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Bridge-Of-Sighs-Cambridge-107993

Cambridge

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Id un dia venì u stragi ʒina, "de Erni Dama" we metì tal da, id koviktì Britane te de uni valt in ʒiv se denie. Ci kambe gon Europa sì homeric: "I want my money back!" (I vol ru mi denie), ce klajì. Num tal Europa av viden Thatcheristi: talun men id vok solem ov denie. Wan i sì Franci asistan in Liverpul, i kogonì mi pri Engli nasionìst. He haisì tale uslandore wen he nomì "wogs" (negre), usim Nizilandane: "they're like us" (lu se wim nu). He sì mimbor de Armidi Savadi id dictor religioni (obte hi mol poj kristan atenad), ba i nemì ne ha seriosim par tale alten dictore mokì ha. I avev nevos menen te da liente vingev de referendum.

Ba naturim de zoce se mol maj koplizen: je ste mole pavri liente (liente ude de pavridi lin) we votì gon de Cameron governad, id we kospèk te Europa se ruvokli ov li pavrid. Lu s'ne talim anregi: je sem te dod de finansi kriz, Europa se solem interesen ov finàns id de banke, ov de "debe", id talim ne ov de bunsad ji politanis. Pur, de veri ruvoklin se ne Europa som; je s'u sistèm we prigùs banke id spekulad priʒe te "real ekonomij", we prigùs korenad a kovarkad, id koslogim dut a de ruinad Europan landis, a de kluzad mole firmus, a trastalade a un evim gresan anvàrk, miki ʒobe, ansatan solde… Id Brexit ve ne meto di sistèm. Ba i v'ne voko ov de City, ov de finansi kosloge Brexiti (o brek-City); i las ʒurnaliste deto ja.

Brexit po ma se wim is un avev koten ap un od mi rame, wim is de pri liam mi junadi sev mori id i sev stan tristi pro ci grub… BBB, Bye, bye Britain !

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Ʒonkile in St James's Park, London

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Brexit

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Vendredi 24 Juin.

Je me sens mal, comme si on m'avait donné un coup sur la tête: le Brexit est pour moi comme une trahison personnelle.

J'avais 16 ans quand, avec un ami, j'ai mis pour la première fois le pied sur le sol anglais et que je suis tombé amoureux du British way of life (mode de vie britannique), les maisons, les jardins anglais, la musique, le style, les gens qui ont été si gentils avec nous. Nous faisions du stop, dormant dans les auberges de jeunesse où nous avons rencontré des jeunes de toutes les nationalités, parcourant les comtés du sud: le Kent, le Sussex, Brighton, Shoreham, où je devais plus tard être accueilli par la famille B. chaque été. Et ensuite, Londres, St James's Park, Carnaby Street, Tottenham Court Road… et tout le reste, bien connu des touristes. Et c'est pour cela que j'ai fait des études d'anglais. Les Britanniques me semblaient plus généreux et plus humains que les Français; comme le disait un homme interviewé récemment à la télévision: "A cette époque-là "selfish" (égoïste) était un gros mot; maintenant tout le monde est devenu égoïste et trouve cela normal".

Je me souviens aussi de mon voyage en Ecosse à Pâques: il faisait un froid terrible, avec la neige qui se maintenait dans les creux, et je devais faire très attention sur les petites routes de montagne très étroites, pour ne pas écraser des moutons qui couraient ça et là en toute liberté. Je suivais des routes bordées de rhododendrons hauts comme des arbres, je longeais le Loch Ness, en observant attentivement la surface pour apercevoir Nessie, le monstre, parmi les ombres étranges que les nuages projetaient sur les eaux. J'ai couché dans dans un B&B près d'Inverness, dans une vieille maison très haute, à pignons qui paraissait hantée. Notre hôte nous a servi du thé avec d'énormes parts de gâteau, tout en nous racontant d'horribles histoires sur le monstre, qui, bien entendu étaient "vraies" et "vécues". Un autre jour un vieil Ecossais me dit: "Quand j'étais soldat en France pendant la guerre, j'avais une fiancée française; je l'ai laissée sur le quai quand nous avons embarqué… Si vous passez par Calais, voulez-vous regarder sur le quai pour voir si elle m'attend encore ? " Humour britannique.

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"Ka mozev ʒe ito pej ? "

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Je me souviens aussi du printemps à Cambridge, les crocus, les jonquilles au pied des bâtiments néogothiques des collèges "Frisson d'étoiles dans l'herbe fraîche…", les rires des étudiants, les barques sur la Cam, le choeur de King's Collège dans la chapelle… Et puis, pendant 12 ans, j'ai organisé des échanges entre des étudiants de mon lycée et un "college" du Sussex; c'est là que j'ai fait la connaissance de mon vieil ami David.

Et un jour est arrivée une femme terrible, "la Dame de Fer" qui a tout changé, et a convaincu les Britanniques que l'unique valeur dans la vie était l'argent. Ses combats contre l'Europe ont été homériques: "I want my money back!" (Je veux récupérer mon argent), criait-elle. Maintenant toute l'Europe est devenue thatchérienne: tout le monde ne parle que d'argent et ne pense qu'à l'argent. Quand j'étais assistant français à Liverpool, j'ai rencontré mon premier nationaliste anglais. Il détestait tous les étrangers qu'il appelait "wogs" (des nègres), à l'exception des Néerlandais: "they're like us" (ils sont comme nous). Il était membre de l'Armée du Salut et professeur de religion (malgré son attitude très peu chrétienne), mais je ne le prenais pas au sérieux car tous les autres profs se moquaient de lui. Je n'aurais jamais imaginé que ces gens-là puissent gagner le referendum.

Mais, bien entendu, les choses sont plus compliquées que cela: il y a beaucoup de pauvres (en dessous du seuil de pauvreté) qui ont voté contre le gouvernement de Cameron, et qui considèrent que l'Europe est la cause de leur pauvreté. Ils n'ont pas tout à fait tort: il semble bien que depuis la crise financière, l'Europe ne s'intéresse qu'aux banques, à la finance, aux "dettes", et pas du tout au bien-être de ses citoyens. Cependant, le véritable responsable, ce n'est pas l'Europe en tant que telle, c'est un système qui préfère les banques et la spéculation à l'économie "réelle", qui préfère la concurrence à la coopération, et par conséquent conduit les pays d'Europe à la ruine, qui mène à la fermeture de nombreuses entreprises, aux délocalisations, à un chômage toujours en hausse, aux petits boulots, aux salaires qui ne permettent pas de vivre… Je ne parlerai pas de la City, des conséquences financières du Brexit (ou break-City); je laisse cela aux journalistes.

Le Brexit c'est pour moi comme si on m'avait coupé un bras, comme si le premier amour de ma jeunesse était mort et que je me tenais, triste devant sa tombe… BBB, Bye, bye Britain !

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Britan vik

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Brexit

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Friday June 24th.

I am stunned and not feeling too well, as if somebody had hit me on the head: Brexit seems to me a personal betrayal.

I was16 when, with a firend, I first set foot on British soil and fell in love with the British way of life, the houses, the English gardens, the music, their style, the people who were so nice with us. We hitchhiked our way, sleeping in youth hostels where we met young people of all nationalities, through the southern counties: Kent, Sussex, Brighton, Shoreham, where, later on, the B. family was to welcome me every summer. And then London, St James's Park, Carnaby Street, Tottenham Court Road… and all the other places that are well-known to tourists. This is why I decided to study English at the university. British people seemed to me much more generous and humane than the French; As a Briton recently interviewed on television said: "In those days "selfish" was a swear-word; now everybody has become selfish and finds it normal".

I also remember my trip to Scotland at Easter time: it was terribly cold, with snow remaining in the hollows, and I had to drive very carefully on the narrow mountain roads not to run over sheep that were running loose here and there. I followed roads lined with rhododendrons as high as trees, and drove along the Loch Ness, trying very hard to catch a glimpse of Nessie, amidst the strange shadows that the clouds were casting on to the waters. I slept near Inverness in a B&B, in a high old house with gables, that might have been haunted. Our host gave us tea with enormous portions of cake, while telling us horrible stories about the monster, which of course were "real" and "actual experiences". Another day an old Scot told me: "When I was a soldier in France during the war I had a French fiancée; I left her on the quay when we embarked… If you happen to drive through Calais, could you have a look to see if she's still there on the quay waiting for me ? " British humour.

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St James's Park, London

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I also remember the spring in Cambridge, the crocuses, the daffodils in front of the neogothic buildings of the colleges "Shivers of stars in the fresh grass…", the students laughing, the barks on River Cam, King's Collège choir singing in the chapel… Later on, for 12 years, I organized exchanges between students from my lycée and a college in Sussex, on which occasion I got to know my old friend David.

Then, one day came a terrible woman, "the Iron Lady" who changed everything, and persuaded Britons that the only value in life is money. Her battles against Europe were Homeric: "I want my money back!", she used to shout. Today all Europe has become Thatcherite: everyone only thinks of, and talks about money. When I was a French assistant in Liverpool, I met my first English nationalist. He hated all foreigners calling them "wogs", 'except Dutch people: "they're like us" he said. He was a member of the Salvation Army and RE (religious education) teacher (in spite of his rather unchristian attitude), but I didn't take him seriously because all the other teachers were making fun of him. I could never have imagined that these people might win the referendum.

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Britane inE

Numar Britanis ʒivan in alten Europan lande

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But of course things are much more complicated: there are a lot of poor people (under the poverty line) who voted against the Cameron government, and who consider Europe as the main cause of their poverty. They are not totally wrong: it seems that since the financial crisis, Europe is only interested in banks, finance, "debts", and doesn't care at all about the welfare of its citizens. However, the real cause of this situation is not Europe as such, but a system which favours banks and speculation rather than the "real" economy, which prefers competition to cooperation, and consequently brings about the ruin of European countries, the closing down of many firms, relocations, ever-increasing unemployment, odd jobs, salaries too low for people to live on… Brexit won't change this. But I don't want to speak about the City, the financial consequences of Brexit (or "break-City"); journalists will do it much better than me.

Brexit is for me as if one of my arms had been cut off, as if the first love in my youth lay dead and I was standing full of grief by her grave … BBB, Bye, bye Britain!

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De grub Keatsi in Roma

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Ba Europa se mol maj te da. Eke dias for Brexit i findì u tekst ov Europa su Facebook pa Tommaso Maria Patti, id obte i kovèn ne apsolutim ki tal wa i dez, i kopàrt hi liam po Europa id i fel puntim wa he fel.

Zis hi tekst traduten id publizen ki hi pomozad:

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Pourtant l'Europe c'est bien plus que cela. Quelques jours avant le Brexit j'ai lu sur Facebook un texte de Tommaso Maria Patti sur l'Europe, et, bien que je ne sois pas forcément d'accord avec tout ce qu'il dit, je partage son amour pour l'Europe et je ressens exactement ce qu'il ressent.

Voici son texte traduit et publié avec sa permission:

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Yet Europe is much more than this. A few days before Brexit I found a text by Tommaso Maria Patti about Europe on Facebook, and though I don't agree with everything he says, I do share his love for Europe and I feel exactly as he feels.

Here is his text translated and published with his permission:

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Parkà i se Europan … pa Tommaso Maria Patti.

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Piazza Navona, Roma

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I se Europan par i av de mogad Etnu, par i pieniv su de ritma Dunavi valsis, par ki mi digas i moz stopo de krat mari id par i staj facinen pro de klore u Nordi auri.

I se Europan par i av usfinden de mita "Europa", filosofij, geometrij, de sep muzas, Roman jur, pax romana. I se Europan par i liam "La chanson de Roland" id par Frederik II vidì nomen Stupor Mundi. I se Europan par, od Galilèj i av leren de siensi metòd. I se Europan par de klasiki id Regenadi arte av stajen aneglen, par i lis Dante, Shakespeare, Cervantes, Pirandello, Kafka, Goethe Joice, Voltaire, Hugo, Kavafis, Szymborska. I se Europan par Beethoven, Bach, Mozart, Schumann, Brahms, Schubert, Chopin jegì li muzik po ma. I se Europan par in Madrìd i admìr de Maja desnuda, in Parìs de Ʒokonda id in Florèns de Davìd pa Donatello. I se Europan par in Granada i dans flamenco, in Budapèst i skuc Zigàni viole, in Napol i jeg tumbanit id in de Highlands i jeg sakipipa.

I se Europan par in Grecia id Englia i av usfinden demokratij, par de Roman kerk, sam ki de ortodoksi kerk se de maj seni institusione in mold, par de "Reformad" av nuren mi kritiki spirt id mi lifrid meni, par Woytila sì u gren man for so u gren paps. I se Europan par i av usploren tal mold ane stopo, par in Parìs i os klajì "liberté", Egalité", Fraternité" id par i sì in Berlìn, santan id dansan od glajad wan de mur falì.

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Miki Flamenko dansora, Almuñécar, Andalusia

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I se Europan par i skand ov de anfendi glodi were religioni, par i trur ov de holokàust Juvis, par i prag mo is je sì justi kovaldo id usploto tal mold kreatan kolonial imperias, par mi matid diskatenì du horòri moldi were id i vuc kozo nun alten. I se Europan par i av nuren rasisma, totalitarisma, mafias, spekulade, polutad, ba num i se leran wim kambo da monstore. I se Europan par i kreatì Inkwizisiòn, i usfindì de saiti were, noman la "krositade", i brenì mole pavri ʒinas, noman la saras, bekòz mi anzavad wen i av num rekonen.

Ba num i se maj id maj Europan id odia i fel ma be dom in Parìs, in London, in Vien…, su de plaʒe Nar id Balti Maris, in Lampeduza id Lesbos, wim su de Atlanti kuste de Iberi penisli id de Nordi islis. I se Europan par i fel ma bun su de Pont unizan Danimark id Swedia id in de Tunèl ude Ramel id par dask a Erasmus, june posèd tal Europa. I se Europan par ki de Nobel Priz i vol ruprizo de bunes in humanad, par i aplegì be prim de morikastad id adoptì de Kioto tratad po ruduto polutad, par is i vok Engli (o Franci o Espàni) i vid incepen in tali mold, par i procèp rufligane renan ap were.

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Nizilandi vintimulias

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I se Europan par i kospèk dignid, lifrid id eglid ʒinu wim un insani bun, id par, dod de Inlucad, i veg de flag lifridi meni id laikidi… I se Europan par i kred in progrès id in futùr.

I se Europan par Schuman, Adenauer id De Gasperi avì u mirvizi viziòn, par i men te de paci struad Europan Unioni, oʒe ki irade id koregade se de beles projèt evos kocepen pa humanad id par i zav te di projèt se mol anlezi, ba i av becizen probo ja oʒepùr.

I se Europan par in de talvos maj globalizen mold domòri, i zav te ve ne sato ekonomic krat solen, nè de ablid sia difenso militarim, ve ne sato kultùr, nè kreativid, ba je ve so nudi avo tale da kalitade sam, in sinan dismeze be de moldi nivel, po aveno in de bunes mozli kodìke a de kovìz wen, pru o posen, històr ve davo a tale lande id polke moldi.

I se Europan par un Italian se disemi od u Nizilandan, u Portugan od u Fin, ba… di se de krat Europu. Id i se os Europan par wan i men ov Europa… i vid inmuven.

Tommaso Maria Patti.

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Lucitòr in Kapsali, Kitera, Grecia

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Odveni tekst in Itali - Texte original en italien - Original text in Italian

Perché sono Europeo … da Tommaso Maria Patti.

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Sono europeo perché…

Sono europeo perché ho l’energia dell’Etna, perché mi inebrio al ritmo del valzer del Danubio, perché con le mie dighe riesco ad arginare la forza del mare e perché rimango affascinato davanti ai colori di un’aurora boreale.

Sono europeo perché ho inventato il mito di “Europa”, la filosofia, la geometria, le sette muse, il diritto romano, la pax romana. Sono europeo perché amo la “Chanson de Roland” e perché Federico II fu chiamato Stupor Mundi. Sono europeo perché da Galileo ho imparato il metodo scientifico. Sono europeo perché l’arte classica e quella rinascimentale sono rimaste ineguagliate, perché leggo Dante, Shakespeare, Cervantes, Pirandello, Kafka, Goethe, Joice, Voltaire, Hugo, Kavafis, Szymborska. Sono europeo perché Beethoven, Bach, Mozart, Schumann, Brahms, Schubert, Chopin hanno suonato per me. Sono europeo perché a Madrid ammiro la Maja desnuda, a Parigi la Gioconda e a Firenze il David di Donatello. Sono europeo perché a Granada ballo il flamenco, a Budapest ascolto violini tzigani, a Napoli suono il tamburello e nelle Highlands la cornamusa.

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KryžiuKalnas - copie

Kryžiu Kalnas, de koln krosis, Lituvia

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Sono europeo perché in Grecia ed Inghilterra ho inventato la democrazia, perché la chiesa di Roma, insieme a quella ortodossa, è l’istituzione più antica del mondo, perché la “Riforma” ha alimentato il mio spirito critico e la mia libertà di pensiero, perché Woytila è stato un grande uomo, prima che un grande Papa. Sono europeo perché ho esplorato tutto il mondo senza mai fermarmi, perché a Parigi anch’io gridavo “Liberté, Egalité, Fraternité” e perché ero a Berlino a cantare e ballare di gioia mentre il muro cadeva.

Sono europeo perché mi vergogno delle interminabili e sanguinose guerre di religione, perché mi pento dell’olocausto degli Ebrei, perché mi chiedo se sia stato giusto conquistare e sfruttare tutto il mondo creando imperi coloniali, perché per la mia follia ho scatenato due guerre spaventose e mi auguro di non provocarne più. Sono europeo perché ho alimentato il razzismo, i totalitarismi, le mafie, le speculazioni, l’inquinamento, ma ora sto imparando a combattere questi mostri. Sono europeo perché ho creato l’inquisizione, ho inventato le crociate, ho bruciato molte povere donne, chiamandole streghe, a causa della mia ignoranza che ora riconosco.

Ma ormai sono sempre più europeo ed oggi mi sento a casa mia a Parigi, a Roma, a Londra, a Vienna,… sulle spiagge del Mar Nero e del Baltico, a Lampedusa e a Lesbo, come sulle coste atlantiche della penisola iberica e delle isole del Nord. Sono europeo perché mi sento a mio agio sul Ponte che unisce Danimarca e Svezia e nel Tunnel sotto La Manica e perché grazie ad Erasmus i giovani posseggono tutta l’Europa.

 

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Picten pa Caravaggio, Roma, Italia

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Sono europeo perché col Premio Nobel voglio premiare il meglio dell’umanità, perché per primo ho abolito la pena di morte e adottato il trattato di Kyoto per la riduzione dell’inquinamento, perché se parlo inglese (o francese o spagnolo) mi capiscono in tutto il mondo, perché accolgo i profughi in fuga dalle guerre.

 

Sono europeo perché considero la dignità, la libertà e l’uguaglianza della donna un bene primario e perché, a partire dall’illuminismo, sventolo la bandiera della libertà di pensiero e della laicità.. Sono europeo perché credo nel progresso e nel futuro.

 

Sono europeo perché Schuman, Adenauer e De Gasperi hanno avuto una splendida visione, perché penso che la costruzione pacifica dell’Unione Europea, anche con errori e correzioni, sia il progetto più bello che l’umanità abbia mai concepito e perché so che quel progetto è difficilissimo, ma ho deciso di provarci lo stesso.

 

Sono europeo perché nel mondo sempre più globalizzato di domani so che non basterà la forza economica da sola, né la capacità di difendersi militarmente, non basterà la cultura, né la creatività, ma sarà necessario disporre insieme di tutte queste doti, in dimensione significative a livello mondiale, per arrivare nelle migliori condizioni possibili all’appuntamento che prima o poi la storia fisserà a tutti i paesi e i popoli del mondo.

 

Sono europeo perché un italiano è diverso da un olandese, un portoghese è diverso da un finlandese, ma… questa è la forza dell’Europa. E sono europeo anche perché quando penso all’Europa… mi commuovo.


Tommaso Maria Patti

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Koblèns, Doskia

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Pourquoi je suis européen par Tommaso Maria Patti

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Je suis européen parce que j'ai la puissance de l'Etna, parce que je m'enivre au rythme des valses du Danube, parce qu'avec mes digues, je peux arrêter la force de la mer et parce que je reste fasciné devant les couleurs d'une aurore boréale.

Je suis européen parce que j'ai inventé le mythe "d'Europe", la philosophie, la géometrie, les sept muses, le droit romain, la "pax romana." Je suis européen parce j'aime la "Chanson de Roland" et parce que Frédéric II a été appelé "Stupor Mundi". Je suis européen parce que j'ai appris de Galilée la méthode scientifique. Je suis européen parce que l'art classique et celui de la Renaissance sont restés inégalés, parce que j'ai lu Dante, Shakespeare, Cervantes, Pirandello, Kafka, Goethe, Joice, Voltaire, Hugo, Kavafis, Szymborska. Je suis européen parce que Beethoven, Bach, Mozart, Schumann, Brahms, Schubert, Chopin ont joué pour moi. Je suis européen parce qu'à Madrid j'admire la "Maja Desnuda", à Paris la Joconde, à Florence le “David” de Donatello. Je suis européen parce qu'à Grenade je danse le flamenco, qu'à Budapest j'écoute les violons tsiganes, qu'à Naples je joue du tambourin et dans les Highlands de la cornemuse .

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Nimfeas in de gardin Claude Moneti, Giverny, Francia

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Je suis européen parce qu'en Grèce et en Angleterre j'ai inventé la démocratie, parce que l'église romaine, avec l'église orthodoxe, sont les plus vieilles institutions du monde, parce que la "Réforme" a nourri mon esprit critique et ma liberté de pensée, parce que Wojtyla a été un grand homme avant d'être un grand pape. Je suis européen parce que j'ai exploré le monde sans jamais m'arrêter, parce qu'à Paris j'ai crié "Liberté, Egalité, Fraternité" et parce que j'étais à Berlin pour chanter et danser de joie quand le mur est tombé.

Je suis européen parce que j'ai honte des interminables et sanglantes guerres de religion, parce que je me repens pour l'holocauste infligé aux Juifs, parce que je me demande s'il était juste de conquérir et d'exploiter le monde en créant des empires coloniaux, parce que dans ma folie j'ai déclenché deux guerres épouvantables et que je souhaite ne plus en provoquer. Je suis européen parce que j'ai nourri le racisme, le totalitarisme, les mafias, la spéculation, la pollution, mais maintenant j'apprends à combattre ces monstres. Je suis européen parce que j'ai créé l'Inquisition, j'ai inventé les guerres saintes que j'ai baptisé "croisades", j'ai brûlé beaucoup de pauvres femmes, que j'appelais sorcières, à cause de mon ignorance que je reconnais aujourd'hui.

Mais je suis désormais de plus en plus européen et maintenant, je me sens chez moi à Paris, à Rome, à Londres, à Vienne , ... sur les plages de la Mer Noire et de la Baltique, à Lampedusa et à Lesbos, comme sur les côtes atlantiques de la péninsule ibérique et des îles du nord. Je suis européen parce que je me sens bien sur le pont qui relie le Danemark à la Suède et dans le Tunnel sous la Manche et parce que, grâce à Erasmus les jeunes possèdent toute l'Europe .

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Has in Areopoli, Peloponìz, Grecia

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Je suis européen parce que je veux donner le Prix Nobel au meilleur de l'humanité, parce que j'ai été le premier à abolir la peine de mort et que j'ai signé le traité de Kyoto pour réduire la pollution, parce que, si je parle anglais (ou français ou espagnol) on me comprend partout dans le monde, parce que j'accueille les réfugiés qui fuient les guerres.

Je suis européen parce que je considère la dignité, la liberté et l'égalité de la femme comme un bien fondamental, et parce que, depuis les Lumières, je brandis la bannière de la liberté de pensée et de la laïcité … Je suis européen parce que je crois au progrès et à l'avenir.

Je suis européen parce que Schuman, Adenauer et De Gasperi ont eu une vision merveilleuse, parce que je pense que la construction pacifique de l'Union européenne, même avec des erreurs et des corrections, est le plus beau projet que l'humanité ait jamais conçu, et parce que je sais que ce projet est extrêmement difficile, mais que j'ai décidé de le tenter quand même.

Je suis européen parce que dans le monde de plus en globalisé de demain, je sais que la puissance économique seule ne suffira pas, pas plus que la capacité à se défendre militairement, que ne suffira pas la culture ni la créativité, mais qu'il sera nécessaire de disposer de toutes ces qualités en même temps, et à une échelle significative au niveau mondial, pour arriver dans les meilleures conditions possibles au rendez-vous que, tôt ou tard, fixera l'histoire à tous les pays et tous les peuples du monde.

Je suis européen parce qu'un Italien est différent d'un Hollandais, un Portugais est différent d'un Finlandais, mais ... c'est là la force de l'Europe. Et je suis européen parce que, quand je pense à l'Europe ... Je suis ému.

Tommaso Maria Patti     (traduction J.L)

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Riga, Latvia

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Why I am a European by Tommaso Maria Patti

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I am a European because ...

I am a European because I have the power of Etna, because I get drunk to the rhythm of the Danube waltz, because with my dams I can stem the force of the sea and because I remain fascinated by the colors in front of a Northern Lights.

I am a European because I have invented the myth of "Europe" , philosophy , geometry , the seven muses , Roman law , the "Pax Romana". I am a European because I love the "Chanson de Roland" and because Federico II was called "Stupor Mundi" . I am a European because Galileo taught me the scientific method . I am a European because the classical and Renaissance art have remained unmatched , because I read Dante , Shakespeare , Cervantes , Pirandello , Kafka , Goethe , Joice , Voltaire , Hugo , Kavafis , Szymborska . I am a European as Beethoven , Bach , Mozart , Schumann , Brahms , Schubert , Chopin played for me . I am a European because in Madrid I admire the "Maja Desnuda" , in Paris the “Mona Lisa” in Florence the Donatello’s “David”. I am a European because in Granada I dance flamenco, in Budapest I hear gypsies violins , in Naples I play the tambourine and in the Highlands I play the bagpipes .

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Garda, Italia

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I am European because in Greece and England I have invented democracy , because the church of Rome , together with the Orthodox Church , is the oldest institution in the world , because the "Reformation" has fueled my critical spirit and my freedom of thought , because Wojtyla was a great man as well as a great Pope. I am European because I explored around the world without stopping, because in Paris I screamed "Liberté , Egalité , Fraternité" and because I was in Berlin to sing and dancing happily as the wall fell .

I am a European because I am ashamed of the endless and bloody wars of religion , because I regret the Holocaust of the Jews , because I wonder if it was right to conquer and exploit the world by creating colonial empires , because of my foolishness I unleashed two terrible wars and I hope not to cause more . I am a European because I fed racism , totalitarianism , mafias , speculation , pollution , but now I'm learning to fight these monsters . I'm a European as I created the Inquisition , I invented the holy wars , calling them " crusades " , I burned many poor women , calling them witches , because of my ignorance that I now recognize .

But now I am more and more European and now I feel at home in Paris, Rome, London, Vienna , ... on the Black Sea and the Baltic, in Lampedusa and Lesbos , as on the Atlantic coasts of the Iberian peninsula and Northern islands . I am a European because I 'm comfortable on the bridge that links Denmark and Sweden and the Channel Tunnel and because due to Erasmus young people possess the whole of Europe .

 

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noldeMar

Mar, Emil Nolde, Doski Pictor

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I am a European because by Nobel Prize I want to reward the best of humanity , because first I have abolished the death penalty and adopted the Kyoto treaty to reduce pollution, because they all understand me everywhere if I speak English (or French or Spanish ) because I welcome the refugees fleeing from wars .

 

I am a European because I consider the dignity , freedom and equality of women a primary good and why , since the Enlightenment , I wave the banner of freedom of thought and secularism .. I am a European because I believe in progress and in the future .

 

I am a European because Schuman , Adenauer and De Gasperi had a wonderful vision, because I think the European Union's peaceful construction , even with errors and corrections , is the most beautiful project that mankind has ever conceived , and because I know that project is very difficult , but I decided to try it anyway.

 

I am a European because in the increasingly globalized world of tomorrow I know that will not be enough economic strength

alone , nor the ability to defend itself militarily ,, just not the culture or creativity , but will be required set of all these qualities , in significant size in the world , to get in the best possible conditions to the appointment that sooner or later history will set all the countries and peoples of the world .

 

I am a European because Italian is different from a Dutch, a Portuguese is different from a Finn , but ... this is the strength of Europe . And I am a European because when I think of Europe ... I am moved

 

Tommaso Maria Patti   (Translated by the author)

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Versaj

Versaji Palàz, de Galeria Mirelis, Francia

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