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* Uropi Nove 41 * Uropi Nove 41 * Uropi Nove 41 *

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fafil4

 

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…U humanisma.

Kofasan bruti krat, de mogad armis id denjis, u humanisma …

I zav, je se wim kambo gon u tank ki nuki mande, je se Davìd gon Goliàt, ba is je sev ni uni usìt ?

De pri stap do humanisma se de usperij altenadi: tu se zi pro ma - mol disemi. Be pri viz, tal apcìz na. Pur i spek ta - tu spek ma, in oje, i davos nu incèp unaltem. Tu se u human wim i, tu av zele, dezìre, fraje, angoste we se os mìas; presem ni mande ! Je ste intra na u mol krati vig solidaridi id fratidi.

Ni disemid se ne un agonid, je se u kopolnid, ni disemid se ni ricad: tu av tilie zoce a apero mo; i av tilie zoce a apero to. Od di bazi kopolnid we se cam id luc, dia id noc, bij id nar, roj id glen, ʒel id violen, frijad id cajad, nord id sud … jin id jang, ve geno muvad, energij, dinamisma, we solen moz savo na od evi jasivad, od nukleari apokalìps.

Un doʒ ne rumino di kopolnid a un agonad du elementis; u sul agonad se manikeisma, de kamb intra "bun" id "mal", intra "diavel" id "Doj", tale da veti ideas we agenì de krositade, de Sait Wer, de purid glodi id etnic usnitizad. Di humanisma se u radikal negad eni facismu, we se sia nuran od de agonad disemidis, kreatan u sistèm kastus: priste, werore, merkore, campore, antogline, Übermenschen, Untermenschen (sube-humane, udehumane, "Ariane" gon Slave, nare, Juve id Rome).

De usperij altenadi se de klij a oprad su varid. De alten se ne UN alten (je del ne ov inkluzo sia in u par), je se tale altene, da se de usordeni varid ʒivi su ter (id altia, parkà ne ?). U varid we vid drozen jaki dia pa de radirolèl uniformizadi (is je del ov lingas, kulture o ʒivi spese). I som, wim Uropìst, se ne solem kamban po u komùn linga, i kamb os po Bretàni, Euskali, Oksitàni, Korsi… in mi land, po Malinke o Bambara, po Nahuatli o Aimara… altia.

De kamb gon uniformizad se u kest proʒivadi po humanad in ji varid, is nu vol ne vido tale traformen in klonen robote maken in USA, in Cinia, o altia, poj vez. Id solem par i se i som, i moz ito do altene. I se erdor veti Grecis, de Regenadi, de Inlucadi, Denisi de Rougemont. Di se wa pomòz mo koparto de mene Laozi, mastori Kong, taoisma, jin id jang…, ba os de filosofij Ibni Rocd (Averroes), Ibni Sina (Avisena) id daz Nordamerikan Indianis…

So sia som doʒ ne sino so inkluzen in sia id siu kultùr, wa dutev na anapitlim a rujeto altene, a ksenofobij id a rasisma. Grece av u magibèl vord, wen i kon in nun alten linga: φιλοξενία "filoksenia" we sin "liamo straniore" , de procizi gonad "ksenofobiji" id we, in jakidiu ʒiv, se u veri gostiframid.

Obvizim tal da dut na a de problèm identidi. Identid, slogan Edgard Morin, se talvos u molipli identid: personi (Jan), famili (Kervadek), profesioni (gardinor), regioni (Bretàn), nasioni (Franc), subenasioni (Europan, Afrikan, Latinamerikan), moldi (moldi politan). Solem wan i vid polem kozavi ov di moli-identid, i moz dialogo ki altene in polen eglid.

Di se de Unid humanis in de varid li lingus id kulturis: u dialòg intra kulture wim Uropi se u prostajan dialòg intra lingas - in polen eglid.

Uropi vidì struen su di moldivizad: Unid in Varid: nu se tale disemi, ba wa uniz na se ni humanad. Kreato u vig intra polke, da se kreato u vig intra humane.

Uropi av uscepen tale ji vorde in de grenes lingu famìl, de Indo-Europan famìl, de maj disspanen in mold, pote de grenes numar vokoris moz felo sia be dom (bemìn u poj). Je av ne slim inlesten eke vorde od de alten lingu famìle, wim alibij intranasionidi, ba inseten bazi strukture da lingus.

Wim po samp de uzad "nuki" verbi in prosàn (da se de verbiròd ane personi fendad) wim in Cini, Vietnami o Thaj.

Po s: C. wŏ lüxíng, nĭ lüxíng, tā lüxíng… = i vaiz, tu vaiz, he vaiz*…

Je av renemen os de struad Cini koseten vordis, we, odaltia, se komùn a mole alten lingas.

dàn = ov   + bái = bij  >  dànbái = ovibìj   

dì = ter  + zhèn = skuto    > dìzhèn = teriskùt  

ěr = or  + huán = ring   >  ěrhuán = orirìng  

guŏ = frut  + zhī = suc   >  guŏzhī = frutisùc  

guŏ = frut  + yüán = gardin    >  guŏyüán = frutigardin  

jīn = gor    + yǘ = pic     >  jīnyǘ = goripìc  

shuĭ = vod    + mò = mulia     >  shuĭmò = vodimulia  

tóu = keb    + téng = dol  >  tóuténg = kebidòl  

xüé = skol    + nián = jar   >  xüénián = skolijàr  

zhōng = mid  + fàn = jedad  >  zhōngfàn = midjèd … isp…

Je av renemen de struad femini id adjetivis od Arabi (intra alten).

Po samp: Ar. kalb > kalba = Ur. kun > kuna, tâlib > tâliba = studan > studana  

Ar. dahab > dahabi = Ur. gor > gori, gharb > gharbi = west > westi

De samp de vordis raj / raja se mol interesan par je dik ʒe bun wa sin intranasionid in Uropi. De vorde som ven od Sanskriti rājan / rājñī, hindi rājā / rānī (< i-e rēgs* / rēgnī*, cf lat rex / regina). Ba de struad femini av nit a deto ki Indian lingas: je se tipikim Arabi, vz malik / malika (da se kozòn > -a) = raj / raja.

Po resumo tal, un ve ceko talia wa uniz na, priʒe te wa discìz na: Unid in Varid. Kreato u vig intra polke.

* Un alten interesan samp vorditruadi in Uropi se vaizo we vid struen su vaj (< i-e weghyā* > Lat veha, via, It, Esp via, Fr voie, Eng way, Dos, Niz Weg, Swe väg, Da vej = vaj), wim It. viaggiare id Esp. viajar, Fr voyager vid struen su via, voie, ba os Rus. путешествовать "putecestvovat'" id Serbi / Kroati putovati vid struen su путь "put'", put = vaj. Be som tem vaizo se fonetikim mol neri a Doski reisen  [raizën].

Pa Urko, od Midifrancia

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plazerb

Piazza delle erbe in Verona

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…Un humanisme.

Face à la force brutale, puissance des armes et de l'argent, un humanisme…

Je sais, c'est combattre un char à mains nues, c'est David contre Goliath… mais si c'était notre seule issue ?

Le premier pas vers l'humanisme, c'est l'expérience de l'altérité: tu es là devant moi - très différent. A première vue, tout nous sépare. Pourtant, je te regarde - tu me regardes, dans les yeux, et là, on se comprend. Tu es un être humain comme moi, tu as des désirs, des envies, des craintes, des angoisses qui sont aussi les miennes, serrons-nous la main. Il y a entre nous un lien - très fort, de solidarité, de fraternité.

Notre différence, ce n'est pas une opposition, c'est une complémentarité, notre différence, c'est notre richesse: tu as mille choses à m'apporter; j'ai mille choses à t'apporter. De cette complémentarité fondamentale, celle de l'ombre et de la lumière, du jour et de la nuit, du blanc et du noir, du rouge et du vert, du jaune et du violet, du froid et du chaud, du nord et du sud… du yin et du yang naît le mouvement, l'énergie, le dynamisme, qui seuls peuvent nous sauver de la glaciation éternelle, de l'apocalypse nucléaire.

Il ne faut pas réduire cette complémentarité à des oppositions binaires. Les oppositions binaires, c'est le manichéisme: le combat du "bien" contre le "mal", le diable et le bon dieu, toutes ces vieilles lunes qui nous ont donné les croisades, la Guerre Sainte, la pureté du sang et l'épuration ethnique. Cet humanisme est la négation radicale de tout fascisme qui, lui, se nourrit de l'opposition des différences, créant un système de castes: prêtres, guerriers, marchands, paysans, intouchables, Übermenschen, Untermenschen (sur-hommes, sous-hommes, "Aryens" contre slaves, noirs, juifs et Roms).

L'expérience de l'altérité, c'est la clé de l'ouverture sur la diversité. L'autre n'est pas un autre (il ne s'agit pas de s'enfermer dans le couple), c'est autrui, c'est à dire tous les autres, c'est à dire l'extraordinaire diversité de la vie sur terre (et ailleurs, pourquoi pas ?). Diversité chaque jour menacée par le rouleau-compresseur de l'uniformisation (qu'il s'agisse de langues, de cultures ou d'espèces). Moi, en tant qu'Uropiste, je me bats non seulement pour une langue commune, je me bas aussi pour le breton, le basque, l'occitan, le corse, chez moi, le malinke ou le bambara, le nahuatl ou l'aymara… ailleurs.

La lutte contre l'uniformité est une question de survie pour l'humanité dans sa diversité, si nous ne voulons pas tous être transformés en robots clonés made in USA ou made in China, peu importe. C'est seulement parce que je suis moi-même que je peux aller vers les autres. Je me sens l'héritier des anciens Grecs, de la Renaissance, des Lumières, de Denis de Rougemont… Et c'est cela qui me permet de rejoindre la pensée de Lao Tseu (Laozi), de maître Kong, le taoïsme, le yin & le yang… mais aussi la philosophie d'Ibn Roshd (Averroès), Ibn Sina (Avicenne) et celle des Indiens d'Amérique du Nord …

Etre soi-même ne doit pas être un repli sur soi et sa culture, ce qui, immanquablement, aboutit au rejet de l'autre, à la xénophobie et au racisme. Les Grecs ont un mot magnifique que je ne connais dans aucune autre langue: φιλοξενία "philoxenìa" qu'on sous-traduit par "hospitalité" et qui veut dire "aimer les étrangers", l'exact contraire de "xénophobie" et se traduit dans les faits par une réelle hospitalité.

Evidemment, cela pose le problème de l'identité. L'identité, selon Edgard Morin est toujours une identité multiple: personnelle (Yann), familiale (Kervadec), professionnelle (jardinier), régionale (Breton), nationale (Français), supra-nationale (Européen, Africain, Latino-Américain), mondiale (citoyen du monde). C'est en prenant pleinement conscience de cette poly-identité que je peux dialoguer avec les autres sur un pied d'égalité.

C'est ça l'Unité des êtres humains dans la Diversité de leurs langues et cultures: dialogue des cultures, tout comme l'Uropi est un dialogue permanent entre les langues - toutes sur un pied d'égalité.

L'Uropi s'est construit sur cette vision du monde: Unité dans la diversité: nous sommes tous différents, mais ce qui nous unit, c'est notre humanité. Créer un lien entre les peuples, c'est à dire un lien entre les hommes.

Choisir son lexique dans la plus grande famille de langues, la famille indo-européenne, la plus répandue sur le globe, pour que le plus grand nombre de locuteurs se sente un peu chez soi. Ne pas simplement emprunter quelques termes aux autres familles de langues, comme alibi d'internationalité, mais intégrer des structures fondamentales de ces langues.

Comme, par exemple, l'utilisation du verbe "nu" au présent (racine verbale sans désinence, sans flexion personnelle) comme en chinois, vietnamien ou en thaï:

wŏ lüxíng, nĭ lüxíng, tā lüxíng… = i vaiz, tu vaiz, he vaiz* (je voyage, tu voyages, il voyage…)

Reprise également de la structure des mots composés chinois, qui est d'ailleurs commune à beaucoup d'autres langues.

dàn = ov (oeuf) + bái = bij (blanc)> dànbái = ovibìj (blanc d'oeuf)

dì = ter (terre) + zhèn = skuto (secouer) > dìzhèn = teriskùt (tremblement de terre, secousse sismique)

ěr = or (oreille) + huán = ring (anneau) > ěrhuán = orirìng (boucle d'oreille)

guŏ = frut (fruit) + zhī = suc (jus) > guŏzhī = frutisùc (jus de fruit)

guŏ = frut (fruit) + yüán = gardin (jardin) > guŏyüán = frutigardin (verger)

jīn = gor (or) + yǘ = pic (poisson) > jīnyǘ = goripìc (poisson rouge)

shuĭ = vod (eau) + mò = mulia (moulin) > shuĭmò = vodimulia (moulin à eau) etc…

tóu = keb (tête) + téng = dol (mal) > tóuténg = kebidòl (mal de tête)

xüé = skol (école) + nián = jar (année) > xüénián = skolijàr (année scolaire)

zhōng = mid (milieu) + fàn = jedad (repas) >zhōngfàn = midjèd (déjeuner)… etc…

Reprise du processus de féminisation (-a) et d'adjectivisation (-i) de l'arabe (entre autres).

Par ex: Ar. kalb > kalba = Ur. kun > kuna (chien, chienne), tâlib > tâliba = studan > studana (étudiant, étudiante)…

Ar. dahab > dahabi = Ur. gor > gori (or, d'or), gharb > gharbi = west > westi (occident, occidental)

L'exemple de roi / reine est d'ailleurs un témoignage très intéressant sur ce que signifie l'internationalité en Uropi: raj / raja. Au niveau du lexique, nous avons les mots sanskrits rājan / rājñī, hindi rājā / rānī (< i-e rēgs* / rēgnī*, cf lat rex / regina). Mais la féminisation, elle, n'a rien à voir avec les langues indiennes (M:-a, F: -i); elle est typiquement arabe, cf malik / malika (consonne > -a) = roi / reine.

En résumé, chercher partout ce qui nous unit, plutôt que ce qui nous divise: Unité dans la diversité. Créer un lien entre les peuples.

* Autre exemple intéressant de la formation des mots en Uropi: vaizo, voyager est formé à partir de vaj, chemin (< i-e weghyā* > lat veha, via, it, esp via, fr voie, ang way, al, neer Weg, sué väg, da vej), comme it. viaggiare & esp. viajar le sont à partir de via, et voyager à partir de voie, mais aussi rus. путешествовать "putechestvovat'" et serbe / croate putovati à partir de путь "put'", put = chemin. En même temps, vaizo n'est pas sans rappeller phoniquement l'allemand reisen [raizən].

Par Urko, France-centre

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…Humanism.

Facing brutal strength, the power of weapons and money, there is humanism …

I know it is like fighting a tank with bare hands, it is David against Goliath, but it might be the only way out.

The first step towards humanism is experiencing otherness: you are here, standing in front of me - very different. At first sight, everything distinguishes us. Yet I look at you - you look at me in the eye, and suddenly we understand : you are a human being just like me, you have your wishes, desires, fears, anxiety, which are also mine. Let us shake hands. Between us there is a very strong link of solidarity, of brotherhood.

Our difference is not an opposition it is complementarity, our difference is our riches: you can bring me a lot of things, I can bring you a lot of things. This basic complementarity, which is light and darkness, night and day, black and white, red and green, yellow and purple, cold and warmth, north and south… the yin and the yang, gives birth to movement, energy, dynamism, which, alone, can save us from eternal glaciation, from nuclear apocalypse.

This complementarity should not be reduced to an opposition of two elements; such an opposition is manicheism, the battle between "good" and "evil", "God" and "the devil", all those old ideas which gave us the Crusades, the Holy war, blood purity and ethnic cleansing. Humanism is a radical rejection of any form of fascism, which feeds on an opposition of differences, creating a system of castes such as priests, warriors, merchants, peasants, untouchables, Übermenschen, Untermenschen (superhumans, subhumans, "Aryans" against Slavs, Blacks, Jews, Roms).

Experiencing otherness is the key to an opening onto diversity. The other is not ANother (it is not limited to a couple), but all the others, that is the extraordinary diversity of life on earth (and elsewhere, why not ?), a diversity which is threatened everyday by an overpowering standardization (be it a question of languages, cultures or living species). Personally as a Uropist, I am not only fighting for a common language, I am also fighting for Breton, Basque, Corsican, Occitan in my own country, for Malinke or Bambara,  Nahuatl or Aymara… elsewhere.

The struggle against uniformity is a question of survival for mankind and its diversity, id we don't all want to end up as cloned robots made in USA, in China, or wherever. Only because I am myself, can I go and meet the others. I regard myself as an heir to the ancient Greeks, to the Renaissance, the Enlightenment, Denis de Rougemont… And this is what enables me to meet the thought of Laozi, master Kong, Taoism, the yin and the yang…, but also the philosophy of Ibn-Rushd (Averroës), Ibn-Sina (Avicenna) and that of Native Americans…

Being oneself shouldn't mean a withdrawal into oneself and one's own culture, which could only lead to rejecting the others, to xenophobia and racism. Greeks have a beautiful word, which, to my knowledge, doesn't exist in any other language: φιλοξενία "philoxenia" usually translated by hospitality, but which means in fact "love strangers", the very contrary of "xenophobia" and which, in everyday life amounts to a real sense of hospitality.

Obviously all this raises the problem of identity. According to Edgard Morin identity is always a multiple identity, which is at the same time a personal (Jan), family (Kervadek), vocational (gardener), regional (Breton), national (French), supranational (European, African, Latin American), world identity (as a citizen of the world). It is when I become fully aware of this poly-identity that I can communicate with the others on an equal basis.

This is precisely the Unity of human beings in the diversity of their languages and cultures: a dialogue between cultures just as Uropi is a permanent dialogue between languages - all of them being regarded as equal to each other.

Uropi has been built on those lines: Unity in Diversity: we are all different, but all united through our humanity. Creating a link between the peoples, that is creating a link between human beings.

Uropi vocabulary has been chosen in the largest language family, the Indo-European family, which is the most widespread in the world, so that the largest number of speakers might feel at home (to a certain extent). Uropi has not just borrowed a few words from the other language families as an excuse for looking more international, but it has incorporated basic grammatical structures of those languages.

Such as, for example, the use of the "naked" verb in the present (the verb root without any ending) as in Chinese, Vietnamese or Thai.

For ex: C.  wŏ lüxíng, nĭ lüxíng, tā lüxíng… = i vaiz, tu vaiz, he vaiz*… (I travel, you travel, he travels…)

It has also taken up the Chinese way of building compounds, which is common to many other languages.

dàn = ov (egg) + bái = bij (white)> dànbái = ovibìj (egg white)

dì = ter (earth) + zhèn = skuto (shake) > dìzhèn = teriskùt (earthquake)

ěr = or (ear) + huán = ring (ring) > ěrhuán = orirìng (earring)

guŏ = frut (fruit) + zhī = suc (juice) > guŏzhī = frutisùc (fruit juice)

guŏ = frut (fruit) + yüán = gardin (garden) > guŏyüán = frutigardin (orchard)

jīn = gor (gold) + yǘ = pic (fish) > jīnyǘ = goripìc (goldfish)

shuĭ = vod (water) + mò = mulia (mill) > shuĭmò = vodimulia (water mill)  

tóu = keb (head) + téng = dol (pain) > tóuténg = kebidòl (headache)

xüé = skol (school) + nián = jar (year) > xüénián = skolijàr (school year)

zhōng = mid (middle) + fàn = jedad (meal) > zhōngfàn = midjèd (lunch)… etc.

It has taken up the Arabic way of building feminine nouns and adjectives .

For ex: Ar. kalb > kalba = Ur. kun > kuna (dog, bitch) tâlib > tâliba = studan > studana (male > female student) 

Ar. dahab > dahabi = Ur. gor > gori (gold > golden), gharb > gharbi = west > westi (west > western)

The example of the words raj / raja (king / queen) is particularly revealing of what internationality means in Uropi. The words raj/raja come from Sanskrit rājan / rājñī, Hindi rājā / rānī (< I-E rēgs* / rēgnī*, cf Lat rex / regina). But the way the feminine is built has nothing to do with Indian languages: it is typically Arabic, cf malik / malika (-consonant > -a) = king/queen.

In short, Uropi has always tried to find what unites us, rather than what divides us: Unity in Diversity. Creating a link between the peoples.

* Another interesting example of word building in Uropi is vaizo (to travel) which has been formed on vaj (< I-E weghyā* > Lat veha, via, It, Sp via, Fr voie, Eng way, Ger, Dutch Weg, Swe väg, Da vej = way), just as It. viaggiare and Sp viajar, Fr voyager were formed on via, voie, but also Rus путе-шествовать "puteshestvovat'" and Serbian/Croatian putovati on путь "put'", put = way. At the same time vaizo also phonetically reminds us of German reisen  [raizən].

By Urko, from Central France 

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Su isel Ko Tcang in Thailànd

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